MadMax écrit:
C'est quand même pas le vrai modèle indien parce que labas si je me souvient bien c'est un 350.
Je me rappelle leur avoir expliquer il y quelque année que je roulais en 1000cc pour le plaisir et que je consommais 8L/100, ils m'ont pris pour un taré. Aucun interet.
Née avant-guerre, la Royal Enfield Bullet, monocylindre culbuté de 350 cc,
réapparaît en 1948, transformée et améliorée.
C’est une motocyclette très moderne qui, la seule à l’époque,
offre une suspension intégrale (fourche avant télescopique et
bras oscillant amortis hydrauliquement)
un réservoir d’huile usiné dans la fonderie du bloc moteur,
une lubrification type carter sec sous pression assurée par
deux pompes entraînées par la queue de vilebrequin et dotée
d’une cartouche filtrante très efficace, une boite séparée boulonnée au moteur
(donc le premier semi-bloc) et une transmission primaire sous carter aluminium.
La 500 apparaîtra en 1953.
Indépendante depuis peu, l’Inde lance en 1954 un appel d’offre
pour une motocyclette simple mais de bonne cylindrée,
fiable et endurante, tout en étant performante et sobre,
afin d’équiper ses administrations. La Bullet 350 Royal Enfield est choisie,
vraisemblablement en raison de ses nombreuses victoires aux ISDT
(International Six Days Trial).
En 1957 la chaîne de montage implantée à Madras commence
à sortir les premiers exemplaires.
La production suivra certaines évolutions moteur des modèles anglais
et continuera bien après 1962, année de sortie de la dernière Bullet anglaise,
jusqu’à nos jours. C’est ainsi que la Bullet 500 Enfield India possède le vieux cadre prè-1956
mais un moteur post-1956, avec embiellage renforcé.
Il est donc faux de prétendre que l’Enfield India Bullet 500 ou 350
n’est qu’une vulgaire réplique: au contraire, c’est une moto authentique,
fabriqué sans solution de continuité depuis 1957 en Inde,
qui a évolué naturellement sans perdre son caractère de l’époque.
Elle est la moto la plus fabriquée au monde puisque plus
de 1.000.000 d’exemplaires sont sortis des chaînes indiennes.
La seule concession aux règlements modernes est l’adjonction de clignotants
et depuis la fin du siècle dernier une mise aux normes antipollution
qui lui a fait perdre quelques-uns uns de ses chevaux.
Juste retour de la chose coloniale, ce « gromono » anglo-indien est
maintenant exporté en Europe, aux Etats-Unis et même au Japon.
Merci donc aux Indiens d’avoir gardé vivante une production britannique
qui suscite tant de nostalgie.